- ils sont faits d'au moins une épaisseur de coutil, une toile de coton tissée très dense, spécifique à la corseterie et aux matelas ; peuvent s'y ajouter d'autres épaisseurs de coutil supplémentaires, un tissu "décoratif" extérieur ou encore une doublure. Les corsets à une seule épaisseur de coutil en tout et pour tout étaient généralement portés au XIXe siècle durant l'été, car moins chauds, plus souples et "respirant" mieux.
- le busc. Aux XVIe-XVIIIe siècles, celui-ci est une large lame de bois, métal, ivoire ou os, qui maintient une rigidité parfaite sur le devant du corset ; il est parfois amovible. Vers 1840 est inventé le busc en deux parties, à crochets, qui permet d'ouvrir le devant du corset et donc de le mettre et enlever beaucoup plus facilement (conjointement à l'invention du laçage "à la paresseuse").
- les baleines. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, elles sont faites de vrais fanons de baleines (tout comme les "baleines" de parapluie), parfois d'osier pour les corsets de gens peu fortunés. C'est avec la Révolution industrielle qu'apparaissent les premières baleines en acier, à la fois rigides et flexibles ; au départ faites en fer et enveloppées de papier ou de tissu, elles sont aujourd'hui faites d'acier inoxydable et enrobées de PVC pour éviter tout risque de rouille.
- le laçage avec des oeillets. C'est le laçage qui permet, ouvert bien large, de rentrer dans un corset puis, en le resserrant, d'affiner la taille au-dessous de sa largeur naturelle. Les oeillets où passe le lacet étaient brodés à la main jusqu'au début du XIXe siècle où ils ont, là encore, été remplacés par des oeillets métalliques